Construction

Cheminée tubée : fonctionnement et prix

Cheminée tubée : fonctionnement et prix

Vous voulez installer un poêle à bois ou rénover votre ancienne cheminée ? Vous avez entendu parler du tubage de cheminée mais vous ne savez pas exactement ce que c’est ? Vous vous demandez si c’est vraiment obligatoire et combien ça va vous coûter ?

Eh bien, figurez-vous que vous êtes tombé au bon endroit ! Le tubage, c’est LA solution pour donner une seconde jeunesse à votre conduit de cheminée tout en respectant les normes de sécurité.

Dans cet article, vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir sur cette technique : comment ça marche, quand c’est obligatoire, les différents types disponibles et bien sûr, les tarifs à prévoir. Prêt à devenir incollable sur le tubage ? C’est parti !

Qu’est-ce qu’une cheminée tubée et pourquoi tuber ?

Une cheminée tubée est un conduit maçonné dans lequel on installe une gaine en inox pour améliorer l’évacuation des fumées. C’est comme glisser un tube métallique à l’intérieur de votre ancien conduit en briques ou en pierres.

Le principe est simple : votre conduit de cheminée existant sert d’enveloppe protectrice pour le tubage inox qui assure la véritable évacuation des gaz de combustion. Cette double protection garantit une étanchéité parfaite et un meilleur tirage.

Pourquoi faire cette démarche ? Plusieurs raisons justifient le tubage :

  • Les conduits anciens sont souvent fissurés et laissent passer les fumées
  • Le diamètre des vieilles cheminées est généralement trop large pour les appareils modernes
  • L’étanchéité défaillante provoque une mauvaise combustion et des risques d’intoxication
  • Le tirage insuffisant diminue les performances de votre appareil de chauffage

Le tubage résout tous ces problèmes d’un coup. Vous obtenez un conduit étanche parfaitement adapté à votre poêle ou insert, avec un tirage optimisé qui améliore le rendement de votre installation.

Réglementation et obligations du tubage de cheminée

Depuis 2012, le tubage est obligatoire pour toutes les constructions neuves équipées d’appareils de chauffage au bois. La norme NF DTU 24.1 encadre strictement ces installations.

Pour les maisons existantes, le tubage devient obligatoire dès que vous installez un appareil à foyer fermé comme un poêle à bois, un insert ou une chaudière. Votre assurance peut d’ailleurs exiger cette mise en conformité en cas de sinistre.

Situation Obligation de tubage
Construction neuve Obligatoire depuis 2012
Installation poêle/insert Obligatoire
Cheminée ouverte existante Pas d’obligation
Rénovation conduit fissuré Fortement recommandé

La réglementation impose également des contrôles réguliers. Un test d’étanchéité doit être réalisé après l’installation puis renouvelé tous les 3 ans. Le ramonage reste obligatoire au moins une fois par an, voire deux fois dans certaines régions.

Attention : le tubage partiel est interdit. Le conduit inox doit aller de l’appareil jusqu’au débouché en toiture, sans interruption. Cette règle garantit la sécurité de l’installation sur toute la hauteur.

Types de tubage : flexible, rigide et matériaux

Il existe deux grandes familles de tubage selon la configuration de votre conduit :

Tubage flexible

Le tubage flexible s’adapte aux conduits qui ne sont pas parfaitement droits. Cette solution convient quand votre cheminée présente des dévoiements ou des coudes. Le tube en inox souple épouse les formes du conduit existant.

Prix indicatif : entre 18 et 70 € le mètre linéaire selon le diamètre et la qualité de l’inox.

Tubage rigide

Le tubage rigide est constitué d’éléments droits assemblés entre eux. Plus résistant que le flexible, il facilite le ramonage et offre une meilleure durabilité. Il convient aux conduits droits ou avec très peu de dévoiement.

Prix indicatif : environ 150 € le mètre linéaire pour du matériel de qualité.

Matériaux et performances

L’inox reste le matériau de référence pour le tubage. Les grades AISI 316L (1.4404) ou 1.4571 offrent une excellente résistance à la corrosion causée par les acides des fumées.

Vous pouvez choisir entre :

  • Simple paroi : économique, pour conduits protégés
  • Double paroi : avec isolation intégrée, évite la condensation
  • Concentrique : pour appareils étanches avec amenée d’air

La température de service atteint généralement 600°C, largement suffisante pour tous les appareils domestiques au bois.

Installation et bonnes pratiques

L’installation d’un tubage demande de respecter plusieurs règles techniques pour garantir la sécurité et les performances :

Le diamètre du tubage doit correspondre exactement à la buse de sortie de votre appareil. Un conduit trop large nuit au tirage, un conduit trop petit provoque un refoulement des fumées.

Le parcours ne doit pas comporter plus de deux coudes, et ces derniers ne peuvent pas dépasser 45°. Chaque changement de direction freine l’évacuation des gaz brûlés et peut créer des zones d’accumulation de suie.

Pour les tubages non isolés, une isolation autour du conduit limite les problèmes de condensation. Cette précaution est particulièrement importante dans les combles non chauffés ou contre les murs extérieurs.

Avant la pose, le conduit existant doit être vérifié et réparé si nécessaire. Les fissures importantes, les joints défaillants ou les déboîtements compromettent l’efficacité du tubage.

L’installation se termine par la pose d’un chapeau de cheminée adapté et d’une plaque d’étanchéité au niveau du raccordement avec l’appareil.

FAQ : Questions fréquentes sur le tubage de cheminée

Est-il obligatoire de tuber une cheminée ancienne ?

Le tubage n’est pas systématiquement obligatoire pour une cheminée ancienne tant qu’elle reste en foyer ouvert. Cependant, dès que vous installez un poêle, un insert ou tout appareil à foyer fermé, le tubage devient une obligation légale. De plus, si votre conduit présente des fissures ou des défauts d’étanchéité, le tubage s’impose pour des raisons de sécurité, même sans changement d’appareil.

Quel est le prix moyen d’un tubage de cheminée ?

Le coût d’un tubage de cheminée varie entre 300 et 1 500 € selon la hauteur, le type choisi et les travaux associés. Le matériel seul représente 20 à 100 € par mètre pour du flexible, contre 150 € par mètre pour du rigide. À cela s’ajoutent la main-d’œuvre (300 à 800 €) et d’éventuels travaux de maçonnerie. Les garanties constructeur s’étendent généralement de 10 à 25 ans selon les fabricants.

Sébastien

Sébastien

Expert passionné du BTP et de la construction, partageant conseils techniques et expérience terrain pour améliorer vos chantiers.